Chaotique.

 

Aussi loin que je m'en rappelle, j'ai toujours aimé. Pas une seule seconde mon coeur n'a été vide d'amour...

C'est le malheur d'être doté un coeur d'artichaut, vous tombez amoureux dans un regard.

Ce souffle d'amour qui vous anime d'un léger et si tendre frisson.

 

J'ai aimé depuis l'âge de 10ans.

 

Un garçon nommé Ludovic... Je ne m'en rappelle pas de grand chose... Je ne l'ai vu que 2 fois quand j'ai accepté de sortir avec lui et ce qui m'a empêché de le voir à nouveau, c'est ma famille. Je n'avais pas le droit de sortir.

 

J'ai aimé pendant 4 ans un autre garçon. Chrisophe. Je l'ai aimé du premier regard. Il le savait.

Mais on n'est jamais sorti ensemble, on s'est vraiment rarement parlé.

J'étais dans ma phase "Attendre bêtement que le gars fasse le premier pas"

Je ne regrette pas aujourd'hui de n'être jamais sorti avec lui! J'ai été idiote de l'aimer. Amour de tendre jeunesse.

 

Ensuite il y a eu Alexandre, mon premier petit-ami officiel. Sauf que j'ai fait l'erreur d'en avertir ma famille deux semaines plus tard. J'ai passé deux années de contraintes, de restrictions pour pouvoir être avec lui le plus souvent possible. J'ai appris à mentir sur ma relation avec les hommes pour que ma famille s'immisce le moins possible.

Même si aujourd'hui, je sais qu'on s'est séparé pour d'autres raisons que ma famille, on ne peut pas dire qu'elle n'a pas contribué à notre désamour.

 

J'ai aimé mon meilleur ami, Gaétan. C'était pas le gars avec lequel toutes les filles rêves de sortir. C'est plus le gars sympa vers qui toutes les filles vont pleurer leurs ptits soucis... Mais je l'ai aimé, j'ai choisir de ne pas essayer de sortir avec lui. Il ne m'aimait pas comme je l'aimais. Et je le savais vraiment. J'étais sa confidente en affaires de coeurs et tous les jours je subissais ses hésitations entres toutes les filles qui l'intéressaient...

Une pure torture auquelle j'ai mis fin.

 

En arrivant à la fac, je considérai qu'une page de ma vie avait tourné. Je devais aller de l'avant et découvrir le monde, loin de toute emprise familiale.

J'ai rencontré dès le premier jour, Kraig. Américain de passage, j'ai appris à vivre autonome avec lui. Il est le début de ma vie. Nous étions amis, il avait une copine, je ne cherchais pas de mecs du tout. J'avais décidé de prendre une année sabbatique sans mec. Pas de chance pour moi, mon coeur d'artichaut n'était pas de cet avis.

Je l'ai aimé, tendrement, en sachant comment cela allait se finir.

Il est parti, il m'a laissé ici, dans cet endroit rempli de ses souvenirs. Dur de tourner dans une rue sans se souvenir des soirées, des promenades, des fous rires. Il est inscrit dans chaque pierre de cette ville.

J'en ai souffert. Souffrir de l'absence d'une présence.

J'essaie de l'oublier dans l'alcool... que j'ai bu tout un été...

 

Eté pendant lequel je rencontre Joris et Félix...

 

Je joue à un jeu en ligne, un jeu de guerre, pas vraiment un club de rencontres!

Et pourtant des rencontres, on en fait souvent. C'est comme ça que j'ai connu, Joris.

Un joueur très sympathique avec lequel je me suis vraiment entendu.

Au début ce fut sympa de parler ensemble. mais au détour d'une histoire de fouet (de cuisine) cela a vite dérapé.

On a parlé de sexe, de politique, de jeu et de nous jusqu'au petit matin. Il devait aller travailler et moi je devais aller dormir.

Mais ce fut le début d'une relation passionée entre nous. On a partagé musique, passion, et désir. Il y avait juste un problème. Et pas le plus léger. Il était pacsé autant que j'étais libre. Il disait qu'avec sa copine cela n'allait plus très bien. Mais il ne l'aurait quitté pour rien au monde, et donc surtout pas ppur moi. Il voulait bien coucher avec moi, mais pas quitter sa copine, ce n'était pas possible. Ce jeu n'a pas duré très longtemps. Je l'aimais à en mourir, je l'aimais au point de faire fi à tous mes principes et mes convictions, à ma promesse de ne plus jamais m'intéresser aux gars déjà casés. Mais lui sûrerement pas autant que moi.

 

Je suis aujourd'hui avec Félix, et je me sens plus sereine et sûre de moi que jamais. Il est tout pour moi, mais j'ai dû essuyer bien des peines pour en arriver à là. Je l'aime tendrement. Il est l'assurance que quelqu'un m'attend quelque part. J'ai beaucoup sacrifié pour lui, mais justement, je n'ai pas l'impression d'avoir fait de sacrifices. Heureuse et en phase avec moi-même. Il est mon support, il est ma stabilité.

Etre célibataire, sans l'être vraiment. Il faut préciser il est Québécois, et moi Française. Il y a juste un océan qui nous sépare. Je commence mes études en France, et je pense qu'un jour je partirai le rejoindre.

Il sera le père de mes enfants, mon futur mari. Je le sais, je le vois bien. Même avec un océan entre nous, j'arrive à le percevoir. Il ne me lâchera pas, même si je le déçois, même si je le trompe.

Je suis attachée à lui. Je me sens moi, même s'il n'est pas là. Je ne me suis jamais aussi sentie moi qu'en sachant qu'il m'aime. Mon alter ego, celui qui ne me ressemble pas, mais me complète. Il est si différent de tous les hommes que j'ai connu, que j'ai aimé.

Notre relation dure depuis plus d'un an et rien n'a été aussi stable et durable... J'ai parfois du mal à y croire!

Je l'aime de plus en plus chaque jour... va-t-il y avoir une fin? Je ne sais pas.

J'ai des doutes, mais je sais comment contourner tout ça. Il suffit que je les partage avec lui et tout s'efface.

Il me donne l'assurance que tous les autres ont essayé de me prendre.

Il est lui, je suis moi, mais nous sommes aussi nous...

On se tempère l'un et l'autre. On fait la bonne paire. Je ne sais pas pourquoi.

Je vois tous ses défauts car au fond je ne suis pas folle amoureuse de lui.

Et je l'aime quand même.

Le concours d'orthophonie de Strasbourg

 

Le seul concours que je passe depuis 3 ans déjà...

Pour vous dire à quel point je n'ai pas commencé hier.

 

Ce concours est le plus proche de chez moi et celui qui au niveau des péreuves me correspond le plus.

 

En première épreuve (autrefois éliminatoirem mais aujourd'hui il faut faire partie des 450 meilleurs) : le célèbre QCM de culture générale (1h30)

Les questions tournent toujours autour de l'actualité, de l'histoire, de la définition de mots, des prix Nobel, des fleuves/rivières, des départements/régions de Frances, d'art, de littérature, de cinéma...

 

Les épreuves suivantes sont (on passe tout l'écrit le même jour, mais si vous échouez QCM, on ne vous corrige pas ce qui suit) :

 

- l'épreuve d'orthographe(1h) : un texte à corriger et quelques exercices de recherches de la nature/fonctions des mots souligné/gras dans le texte.

 

- l'épreuve de "commentaire de texte" (3h) : Un texte à commenter de manière plus ou moins littéraire. C'est une épreuve où pour marquer le plus de points, il faudra vraiment se démarquer des autres copies...Si vous ne savez pas faire de commentaire de texte, ce n'est pas grave. Cela tend vers une discussion où on doit bien argumenter et présentez ses idées. C'est une épreuve très libre que j'aime beaucoup.

 

Au bout de l'écrit, ils ne prennent que les 80 premiers pour l'oral.

 

- entretien avec un psychiatre/psychologue (10-15min) : on parle de soi, de sa famille, de son cursus scolaire, de ses loisirs.

 

- Oral de motivation (20min de préparation, 10min de commentaire du texte, 10min de questions) : commentaire d'un texte choisi dans les 3 textes proposés, "tremplin" pour évoquer ses motivations.

 

- Oral de groupe (15min de prépration, 30min de débat) : 8 à 10 candidats autour d'un table, un psychologue vous donne un sujet/thème à préparer, puis le débat commence et est souvent brusquement coupé à l'heure limite. Puis impressions à rédiger à la fin.

 

Ensuite ils ne prennent que les 35 premiers (LP), ils gardent 35 sur Liste Complémentaire et le reste est ajourné.

 

Je l'ai passé en avril 2008, l'année de mon baccalauréat.

Je l'ai passé comme beaucoup de futur bacheliers, les mains dans les poches "pour voir"

J'ai passé le QCM avec 25 bonnes réponses.

Je me suis étalée en orthographe avec 9.5/20. C'est le grand piège de Strasbourg. 1h c'est très très court.

J'ai eu 28/40 au commentaire.

Classée cette année-là 112 ème.

Je me suis sentie vraiment à l'aise pour ce concours. En tout cas la partie écrite.

 

Je l'ai donc repassé en avril 2009, vers la fin de ma première année en Sciences du langage.

QCM: 19 réponses correctes

Pas de suite.

 

Je l'ai repassé en avril 2010, vers la fin de ma deuxième année de Sciences du langage.

QCM: 26 réponses correctes

Orthographe: 11.5/20

Commentaire: 26/40

Classée 37 ème je continue vers l'oral.

Psy : ok

Oral de Motivation : 27/60

Oral de groupe : 26/40

Classée 57ème soit sur Liste Complémentaire.

Est-ce vraiment les meilleurs moments de sa vie?

Quoi? La vie étudiante...

Ma première année a été folie et passion.

Après avoir courru après les les concours d'orthophonie en septembre 2008, j'ai fini par m'installer à Strasbourg pour suivre une première année en Sciences du Langage ou SDL.

Première fois que j'ai mon propre appartement, un grand 3 pièces à la Meinau, pas loin du stade de football. Que j'étais censée partager avec un/une colocataire, mais qui n'est jamais venu/e. Un grand appartement vieux et froid mais qui avait l'avantage d'être spacieux et meublé. J'avais parfois l'impression qu'il faisait parfois plus froid dans cette appartement qu'à l'extérieur, j'étais chaudement habillée et je tremblais encore.

Ce froid m'a sûrement aidé à mieux supporter le froid extérieur! J'avais toujours vécu chez mes parents, dans une maison surchauffée à 22°C, alors quand je me suis retrouvée à 15°C, j'ai dû ressentir une "légère" différence.

Au début de ma première journée de cours à la fac, j'ai été un peu anxieuse...

Je n'étais pas encore inscrite à la fac, donc je n'avais pas de carte étudiante, je ne me suis inscrite à aucun cours, je n'ai pas suivi la semaine d'intégration, j'ai imprimé un semblant d'emploi du temps sur internet!

Habituée à tout organiser de A à Z, j'ai été un peu prise de panique, mais j'ai géré...En arrivant à la fac...j'ai suivi les autres...j'ai repéré par chance la salle où je devais aller, et la professeure a informé toute la salle qu'on était dans le cours que je voulais suivre...C'est parfait.

Une heure d'introduction à la linguistique générale. Intéressant, mais très très théorique, en première année on avale pas mal de définitions, de notions à acquérir...de la théorie pure. A la fin du cours, je sais que je dois changer de salle...

Bon j'ai peut-être eu un coup de chance d'avoir trouvé cette salle, mais pas sûr que je réussirais une deuxième fois consécutive! Je me lève, un jeune homme veut prendre ma place (il manque toujours des places assises en début d'année...) Je lui demande un peu pressée s'il sait où se trouve ma prochaine salle. Réponse: haussement d'épaules, et il s'assied. Enragée sur le coup que ce jeune homme soit si impoli, je m'en vais, pas le temps de m'énerver trop longtemps, je suis déjà en retard pour le prochain cours.

L'étrange rencontre que je fais avec cet autre étudiant va être déterminant pour cette année.

Il s'agit de Kraig, un étudiant américain venu en France pour une année d'étude.
Il n'avait pas compris ma question en ce début de cours. On s'est retrouvé au cours suivant dans la même salle, à la même place.
A son accent, j'ai compris qu'il n'était pas Français...ralentir mon débit de parole, articuler afin qu'il puisse comprendre.

Je ne parle pas bien l'anglais du tout. J'ai toujours détesté cette langue. L'allemand me semblait plus logique, plus facilement prononçable, au lycée, j'ai suivi un cursus franco-allemand...Alors l'anglais, je l'ai totalement négligé.

On n'a pas eu le choix. c'était français.

Cet étudiant vous vous en doutez, je l'ai aimé, je pense que j'ai l'ai aimé. Je n'ai pas pleuré lors de son départ, j'étais triste mais pas désespérée. J'ai perdu un ami, pas un amant, pas un amour.

On a été ensemble tout le temps. On ne vivait juste pas ensemble. On allait encore ensemble, on mangeait ensemble, on faisait les courses ensemble, on se faisait à manger ensemble, on sortait ensemble, on rentrait ensemble. On parlait tous les deux, on rigolait beaucoup. Je l'ai poussé comme il m'a poussé.

Mais on avait besoin de compagnie et on est tombé l'un sur l'autre. Grâce à lui, j'ai vécu la plus délirante des années étudiantes. Sortir boire en semaine, rentrer chez soi avec la gueule de bois à 5h du matin, inviter des amis à la maison, rentrer à pieds à 1h du matin, nos ballades en pleine nuit à vélo pour me ramener chez moi.
Encore un peu et j'aurai fini par faire du stop jusqu'à Barcelone.

J'ai rencontré tant de gens grâce à lui, des étudiants étrangers par vingtaine. Des Allemands, des Américains, des Mexicains, des Hollandais...C'est incroyable le nombre d'étudiants français qu'il est possible de trouver à Strasbourg.

Ils ont tous leurs lots de problèmes, et je m'étonne qu'ils n'aient pas plus d'aide que l'administration universitaire s'occupant des étudiants étrangers.

Nous, étudiants français, nous ne nous intéressons pas à ces étudiants car ils ne restent pas longtemps, pas d'attache ou d'amitié possible. On les aide parfois, en passant nos cours...Mais jamais ils ne feront partie d'un membre de notre classe par exemple.

Je trouve ça vraiment dommage. Aucune structure n'existe pour aider ces étudiants...aucune structure qui vient des étudiants eux-mêmes...

 

Cette première année a été pour moi une étrange découverte de moi-même...de mes capacités à survivre hors du cocon familial. J'ai survécu, en y laissant une part de moi-même. Les soirées les plus folles avec des quasi inconnus. Beaucoup de rencontres...mais peu d'amis au final.

 

J'ai raté mon concours d'orthophonie cette année-là. Donc j'étais partie pour une seconde année à la faculté.

On croit tous (même moi!) que quand on est en Lettres, on apprécie ce passe-temps qu'est la lecture!

N'exagérons pas. Nous avons peut-être des facilités à entrer en contact avec les livres...Mais la plupart du temps, cela s'arrête à ça.

Lire Zola peut sembler passionnant pour certains étudiants en Lettres, mais pas pour tous...

Je suis fan de Balzac, je lis ces livres avec beaucoup de facilités et de passion. Je ne peux pas dormir, si je me suis arrêtée au milieu d'un de ses livres! J'avoue, je n'abuse pas du Balzac non plus...Mais j'ai des périodes comme ça où j'en lis à en perdre le sommeil...Heureusement pour moi, Balzac a pas mal écrit, alors j'ai dû temps pour lire toute son oeuvre.

Je ne fais pas Lettres, à cause de Balzac...

Je suis en Sciences du langage. Mon domaine c'est la description de la langue telle que nous l'utilisons...
Nos supposés lectures? Des écrits linguistiques, des théories, des manuels sur ce que nous connaissons déjà de la langue française. C'est un tout petit peu barbant. Et parfois, avouons-le, je ne crois pas que ces livres sont tous faits pour des étudiants en deuxième année à peine. Nous n'avons pas encore saisi, la moitié des notions principales de la linguistique. Nous avons à peine toucher du bout des doigts, les problèmes en linguistique...

Alors...les lectures en linguistique sont assez restreintes...Les professeurs ont tendance à ne pas trop nous pousser à lire des livres qu'on comprendrait à peine. J'ai ouvert par curiosité certains de ces livres.

Prenons l'exemple, Les problèmes en sémantique de Georges Kleiber, l'un de mes professeurs (un vieux papi alsacien), son livre a un titre tout à fait attrayant et ne semble pas hors de portée...si seulement ce n'était pas qu'en apparence!
L'introduction est comme tout introduction, très digeste, résumant, récapitulant ce que vous devez déjà savoir...
Première découverte, je ne savais pas! Bon, ce n'est pas bien grave, il ne fallait pas être érudit pour comprendre son livre, il traite de sujets que nous avons déjà abordé en classe. La relation entre référence et sens... un grand basique de la linguistique, où en 5 pages, il vous donne la théorie traditionnellement admise, puis la contredit, puis donne les théories d'autres linguistes, avant de finir sur sa réponse, toujours, toujours incomplète (d'ailleurs il s'en excuse).

Après ce petit machouillage de votre cerveau...dépitée de découvrir que tout n'est pas bien précis et carré en linguistique...
On continue la lecture vers ce qui est plus intéressant...les problèmes de sémantique...
Mais je ne vais aps traiter de ça ici...il y a au moins 100 pages dessus!
Avec des exemples, et des questionnements...
Mais ses explications ne sont pas simples...
On a l'impression de comprendre...jusqu'à ce que la phrase suivante vous fait aussi comprendre que vous n'avez rien compris!

La linguistique c'est un peu ça...

Mais j'aime beaucoup la linguistique. Vous vous étonnez tous les jours de la manière dont les gens utilisent le français, ce que soit les Français, les enfants, les étrangers, votre propre entourage!

Mais la lecture, elle ne vient pas...

Je préfère lire des petites choses légères...un peu court, pas compliqué, pas long...

Je ne sais pas pourquoi, mais cela semble être "à la mode" à notre époque.
Je me plais à penser que personne ne lit ce blog.

C'est un peu brouillon, n'est-ce pas? Pas de titre, pas de plan, pas d'image, un contenu très vide. Je crois qu'un brouillon ressemble plus à quelque chose que ce que je suis en train d'écrire.

Le mois de janvier rend dépréssif les gens, c'est ce que je remarque en tout cas. Le temps des fêtes est passé, plus d'argent, le froid grandissant, les galères s'accumulant...Non le mois de janvier doit être le pire mois de l'année!

Certes il y a les soldes, qui me mettent toujours de bonne humeur, non pas parce que j'ai l'impression de faire de bonnes affaire, mais juste car j'ai l'impression de payer le juste prix des choses que j'achète.

Il devrait faire des soldes sur les produits alimentaires, cela me ravirait d'autant plus!

Le second semestre commence bientôt, une vague ligne droite vers la fin de l'année.

Je ne sais pas ce qu'est vraiment un second semestre en année universitaire, car l'année dernière, en première année, il y a eu tant de grèves, tant de blocages que j'ai raté tout le second semestre. Malgré ce que l'on veut faire croire, non je ne faisais pas exprès de ne pas aller en cours, je ne manifestais pas, je cherchais un moyen tout les matins de venir en cours...ou en tout cas, d'entrer dans les salles de cours...les accès principaux étant bloqués, j'ai essayé maintes fois les entrés du sous-sol surveillés et gardés par des étudiants vraiment très très chiants...

Et parfois le pire à mon avis, c'est que même en accédant après quelques suppliques et menaces aux salles de cours, le prof n'a pas eu autant de chance que nous, étudiants et ils n'ont pas pu entrer dans les bâtiments...donc on attendait sans voir venir personne...

Le pire semestre de ma vie...on réclamait des cours par mails aux profs, quitte à faire cours ailleurs que dans l'enceinte de l'université...on a eu des polycopiers un peu obscurs sans explications, on a eu une date d'examen, mais on avait tous cette horrible angoisse de ne pas réussir...car votre réussite ce semestre-là ne dépendait pas de votre travail, mais de tout le génie que vous avez à comprendre des cours sans professeur. Des cours sur papier. C'est comme avoir cours par correspondance sauf que vous ne savez pas trop où vous allez. Vous vous dites: "alors c'est ça la fac?"

Aucun moyen d'atteindre vos profs, sauf par mail et encore pour ceux qui l'utilisent, mais vous voyez certains de nos professeurs, chercheurs émérites, ne sont pas de notre génération...je ne vais pas reprocher à un papi de 70 ans de ne pas savoir utiliser un ordinateur...mais j'avoue que ce n'est pas des plus pratiques.

En grande détresse l'année dernière, je m'oppose aujourd'hui à toute forme d'atteinte à ma liberté de mouvement au sein de la faculté, toute forme illégalle, on s'entend bien...bloquer les accès avec une montagne de chaises qui fait 2 fois ma taille, c'est assez déstabilisant. S'entendre dire que je ne peux pas rentrer dans un bâtiment car ils veulent bloquer...c'est vraiment révoltant.

Je ne suis pas contre leur manifestation, leur opposition aux lois que je trouve aussi injustes, mais n'y a-t-il donc aucune autre moyen de manifester cela? Empêcher d'autres étudiants et surtout les étudiants étrangers qui n'ont rien avoir avec ça et qui doivent absolument valider leurs semestres de suivre les cours, c'est comme s'ils étaient eux-mêmes aussi bas que le gouvernement contre lequel ils manifestaient.

Je ne vais pas trop en revenir dessus, je ne m'y connais rien en politique malgré ma jolie carte électorale...je sais que ces lois ne me concernaient pas, je ne faisais pas comme si elles n'existaient pas, je le savais.

Mais je ne pensais pas que cela paralyserait tout l'enseignement supérieur en lettres.

Alors j'appréhende ce second semestre...

sans titre

 
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